Un début à tout...


Difficile après la disparition de Thierry Le Luron avec lequel j' avais collaboré pendant 7 ans de rebondir professionnellement. De nombreux artistes m' avaient demandé d' écrire sketches et spectacles, mais comment y parvenir après une complicité si féconde et si heureuse. J' envisageais sérieusement de retourner au journalisme, tant la presse écrite apporte de satisfactions. La mort de mon père quelques semaines plus tard m' enfonça plus encore dans un pessimisme proche de la dépression nerveuse. La vie devait-elle s' arrêter en ce mois de décembre 86 ? Jean Vèrgnes, propriétaire du Don Camilo, lieu magique où j' avais vu Thierry devait changer de le cours de ma carrière...

" Malheureux comme tu es Bernard, Il ne te reste plus qu 'une seule solution pour oublier : monter sur ma scène. Ton trac sera si fort que tu ne penseras plus qu'à ça."

N' ayant aucune expérience de comédien, excepté des passages au théâtre du Gymnase où je posais de simples questions à Barre, Marchais et Mitterand, je déclinais son offre, lui prétextant un certain amateurisme. " Je te donne tout le temps qu' il faut pour apprendre", me rétorqua-t-il. Et l' aventure commença. En duo d' abord avec François Diwo dans une imitation de Rica Zaraï, avec Danielle Gilbert dans une parodie d' émission télévisée, puis seul depuis, reprenant la veine du célèbre monsieur Glandu. J'y parle de tous ce qui fâche n' hésitantà me fâcher avec le Tout-Paris médiatique, artistique et politique. Seul, le public, plié de rire, en redemande, me permettant de continuer avec bonheur ce métier. Merci à lui.

FERMER LA FENETRE

© 2004 Pascal Mabille & Florent Mabille.
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