
"ll imitait les uns, mais
réjouissait les autres. Il servait du caviar, mais se régalait d'un
pot-au-feu. Il fréquentait les grands, mais recherchait les
humbles. Il se brouillait la veille, mais vous embrassait le
lendemain..."
(en bas de page, un
lecteur video vous propose quelques unes de nos
collaborations.)
Tel était
Thierry Le
Luron que j' ai connu, jamais
là mais présent, irréel mais bien vrai, la tête en smoking et le
coeur en jean's.
Une
personnalité hors du commun, complexe et attachante que j' eus la
chance de découvrir peu à peu, au fil d' un septennat de
collaboration et d' amitié.
Parce
qu 'il m'a appris la liberté de de la vie, je lui devais un
livre. Édité en 1987, il est
aujourd'hui difficile de le trouver en dehors d'Internet. Il
raconte mes 7 années avec Thierry ainsi que les textes inédits, car
Thierry est mort avant de pouvoir les dire lors d' un nouveau
spectacle. J' étais d' abord un collaborateur, puis un ami avec ces
disputes et ces moments de rire qu 'on ne peut oublier. Je pense
que ce livre sera jamais réédité et je ne crois pas en faire un
autre, il est donc un collector pour ses fans, ( je n' en ai que 4
exemplaires ! ) qui, je le sais, sont encore nombreux. Il faut dire
que Thierry donna ses lettres de noblesse à l' imitation, mais
aussi est le seul à l' avoir étendu au maximum de son pouvoir de
liberté d' expression. N' hésitez pas à m' écrire si vous désirez
des informations sur Thierry. Il est vrai que je suis débordé et
que je ne réponds pas encore à tous vos mails, mais je les lis
attentivement
LA RENCONTRE
AU DON
CAMILO
1 er Octobre
1975,
"Le ras-le-bol du
critique de variétés existe, je l'ai rencontré. Fatigué de tirer à
la ligne, dans les colonnes du Quotidien de Paris sur les stars
récurrentes, je décidais de m' offrir une soirée au cabaret, grand
oublié des médias. Les proportions modestes du lieu favorisent le
contact avec le public, et permettent ainsi à l' artiste à une
sorte de répétition générale.
Seul
le Don Camilo, résistait à la disparition des dîners-spectacles,
affichant ce mois d' Octobre le tour de Thierry Le Luron, enfant
prodige de la Maison.[Ö] Mauvaise nouvelle : je n' aimais guère et
l' écrivais le lendemain. L' article passa mal et me valut les
foudres de l' artiste qui, purement et simplement, m' interdit de
spectacle . Puis au printemps 76, il présenta un show aux Tuileries
: ayant pu m' introduire, épaté par le show, je lui fis une
critique élogieuse . Thierry prit cela pour de la provocation : cet
homme que je ne connaissais pas encore était déjà fâché. Quelques
mois plus tard, je reçus un appel téléphonique : "Bonjour c' est Le
Luron, puisque vous n' aimez pas ce que je fais et si vous êtes si
malin que cela, vous n' avez qu'à m' écrire des sketches." C' est
ainsi que commença un septennat d' amitié et de
collaboration..."
Extrait
de
Thierry Le Luron, il m'appelait Maboule.
©Editions Seghers
photo : X
COLLABORATION
7 ANNÉES DE
BONHEUR
en
quelques dates
1979-1981
Premiers travaux dans l'
ombre / Première radio quotidienne Les Parasites sur l' antenne
(France Inter) avec Pierre
Desproges, Bernard Pilot et
Laurence Riesner.
1982
Présentation de la
Nuit des
Césars sur Antenne 2, le 27
février / Les Lurons d'Europe 1 avec François Diwo et moi-même /
Premier spectacle à Marigny entouré de 25
musiciens.
1983
Invité
d' honneur de Michel Drucker
à
Champs-Elysées le 8 janvier / Le 21 janvier débute à Marigny : De
de Gaulle à Mitterrand / Tournée d'été du podium Europe 1 / reprise
à Marigny du spectacle.
1984
photo : X
Tournée en Afrique
francophone et au Québec / Les Fausses conférence de presse sur RTL
/ le 10 novembre 1984, à Champs-Élysées de Michel Drucker,
naissance nationale de monsieur glandu / Théâtre du Gymnase Marie
Bell : Le Luron en
liberté avec ma collaboration sur
scène.
1985
La
semaine de Glandu
dans
France-Soir / le Gymnase.
1986
le
Gymnase / quelques tournées et
galas / il meurt le 13 novembre.
VIDEOS :